C'est vrai que la fixation au sol demande beaucoup d'attention, surtout quand on pose des éléments de structure pour sécuriser un vide sur séjour à deux mètres soixante de hauteur. En tant que poseur de clôtures et de brise-vue, je vois souvent des chantiers où la partie mécanique est négligée au profit du look. Pour un garde-corps en bois sur une mezzanine, le choix de l'essence pèse lourd dans la balance, autant pour la solidité que pour le budget. Le pin reste une solution économique et facile à trouver, mais sa résistance naturelle est faible si on ne le traite pas régulièrement contre les attaques d'insectes et l'humidité ambiante qui varie sous les toits. À l'inverse, se tourner vers du chêne ou de l'ipé demande un investissement plus conséquent au départ, mais la durée de vie est sans comparaison et la structure bouge beaucoup moins avec les variations de température de la pièce. Même si on est en intérieur, le bois travaille toujours un peu selon les saisons et le mode de chauffage utilisé. Pour la fixation dans les solives en pin massif, il faut vraiment privilégier des tire-fonds adaptés ou des chevilles chimiques si le support montre des faiblesses, histoire de ne pas avoir de mauvaises surprises quand les enfants commencent à secouer les barreaux. Les données techniques montrent bien que la sélection de l'essence et les traitements appliqués dictent la longévité de l'ouvrage. Donc mieux vaut ne pas lésiner sur la qualité des matériaux dès le départ, quitte à y passer un peu plus de temps lors de la pose des poteaux et du sabot de fixation.