S'attaquer à des plafonds et des grands murs sans expérience préalable dans le bâtiment, c'est un sacré baptême du feu, surtout sur du vieux placo qui pardonne rarement les erreurs de manipulation. En tant que concepteur d'espaces, je vois trop souvent des chantiers ruinés par des ponçages trop agressifs qui creusent le carton et laissent des marques horribles une fois la peinture appliquée. Pour ce genre de chantier d'envergure, l'utilisation d'une ponceuse girafe de type Flex change radicalement la donne, notamment grâce à son bras télescopique qui évite de s'épuiser sur des escabeaux, tout en garantissant un gain de temps considérable sur les grandes surfaces. Le secret pour éviter les fameuses traces circulaires, c'est d'abord de choisir un modèle avec une tête orientable montée sur ressort et un variateur de vitesse précis. Il faut impérativement travailler à vitesse modérée, autour de la position 2 ou 3 sur 6, pour ne pas décaper le plâtre sous la sous-couche de papier. Associer la machine à un aspirateur de chantier classe M est également impératif pour maintenir une visibilité correcte et éviter d'asphyxier la pièce dès les premières minutes. Concernant les abrasifs, bannis le grain 60 ou 80 dès le début si les bandes à joint sont propres ; commence directement avec du 120, voire du 150 pour la finition, et fais des mouvements amples et croisés sans jamais laisser la machine immobile au même endroit, car le poids de l'outil combiné à la rotation fait des dégâts en une fraction de seconde. Pense aussi à inspecter ton travail régulièrement avec une baladeuse rase-murailles, lumière rasante obligatoire pour débusquer la moindre imperfection avant la mise en peinture.